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Du symptôme au signeL'examen neurologique commence par l'observation du patient : vigilance, langage, posture, mouvements anormaux. On teste ensuite les paires crâniennes, la motricité, la sensibilité, les réflexes et la coordination. En PASS, il faut savoir repérer un déficit focal et le localiser (atteinte centrale vs périphérique). L'examen doit être systématique, comparatif et symétrique, en partant de la tête vers les pieds. Les signes moteurs (faiblesse, spasticité, fasciculations) orientent vers une atteinte du système pyramidal ou du motoneurone périphérique.
📢 Rappel
Le système nerveux est divisé en système nerveux central (cerveau, cervelet, tronc cérébral, moelle) et périphérique (nerfs crâniens, racines, plexus, nerfs).
📖 Définition
Sémiologie : étude des signes cliniques et de leur valeur diagnostique.
⭐ À retenir
Toujours comparer le côté droit et le côté gauche, et noter le niveau de conscience avant tout testing moteur.
💡 À retenir : Un bon examen neurologique est systématique, symétrique et comparatif, du cerveau à la moelle et aux nerfs périphériques.
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De l'odorat à la langueLes paires crâniennes s'examinent de haut en bas. I (olfactif) : odeurs simples (café, savon) ; II (optique) : acuité, champ visuel, fond d'œil ; III, IV, VI (oculomoteurs) : pupilles, mouvements oculaires, diplopie ; V (trijumeau) : sensibilité faciale et mastication ; VII (facial) : mimique, fermeture des yeux, sourire ; VIII (vestibulo-cochléaire) : audition, équilibre ; IX, X (glossopharyngien, vague) : déglutition, phonation, réflexe nauséeux ; XI (accessoire) : trapèze et sterno-cléido-mastoïdien ; XII (hypoglosse) : langue. Une atteinte se traduit par un déficit précis, par exemple une paralysie faciale centrale épargne le front alors qu'une périphérique touche tout l'hémiface.
📖 Définition
Diplopie : vision double, souvent révélatrice d'une paralysie oculomotrice.
🔍 Exemple
Une paralysie faciale périphérique (par exemple dans la maladie de Lyme) efface les rides du front, contrairement à l'atteinte centrale après un AVC.
⭐ À retenir
Face : atteinte centrale = front épargné ; atteinte périphérique = hémiface complète paralysée.
💡 À retenir : Chaque paire crânienne a un rôle simple à tester : sentir, voir, bouger les yeux, mâcher, grimacer, entendre, avaler, hausser les épaules, tirer la langue.
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Force, tonus, réflexesL'examen moteur teste la force segmentaire par manœuvres de Barré (membre supérieur tendu, yeux fermés) et Mingazzini (membre inférieur soulevé), la manœuvre de l'avant-bras, le serrement des mains, la marche sur les talons et les pointes. On cote la force de 0 à 5 (testing musculaire MRC). On évalue le tonus par mobilisation passive (spasticité = hypertonie élastique pyramidale ; rigidité = hypertonie plastique extrapyramidale). Les réflexes ostéotendineux (rotuliens, achilléens, bicipitaux) sont recherchés : vifs, diffus, polycinétiques dans le syndrome pyramidal ; abolis dans l'atteinte périphérique. La coordination (doigt-nez, talon-genou) et la station debout yeux fermés (Romberg) complètent l'examen.
📖 Définition
Signe de Babinski : extension lente du gros orteil lors de la stimulation de la plante du pied, témoin d'une atteinte pyramidale.
📢 Rappel
Le faisceau pyramidal (cortico-spinal) contrôle la motricité volontaire fine ; son atteinte donne déficit, spasticité, ROT vifs et Babinski.
🔍 Exemple
Après un AVC, le bras est souvent flasque au début puis devient spastique avec un Babinski.
💡 À retenir : La cotation musculaire MRC de 0 à 5 et la recherche de signes pyramidaux (spasticité, ROT vifs, signe de Babinski) sont le cœur de l'examen moteur.
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Central ou périphérique ?L'analyse sémiologique permet de distinguer syndrome pyramidal, syndrome extrapyramidal, syndrome cérébelleux et syndrome neurogène périphérique. Le syndrome pyramidal associe déficit moteur, spasticité, ROT vifs, Babinski, sans amyotrophie au début. Le syndrome extrapyramidal donne akinésie, rigidité plastique, tremblement de repos (maladie de Parkinson). Le syndrome cérébelleux associe ataxie, dysmétrie, élargissement du polygone de marche, sans déficit de force. L'atteinte du motoneurone périphérique donne paralysie flasque, amyotrophie, fasciculations, abolition des ROT. Cette distinction topographique guide les examens complémentaires : IRM cérébrale ou médullaire, ENMG, ponction lombaire.
⭐ À retenir
Devant un déficit moteur, demandez-vous toujours : est-ce central (pyramidal) ou périphérique ?
🔍 Exemple
Une sclérose en plaques donne souvent un syndrome pyramidal, tandis qu'une hernie discale lombaire donne un syndrome radiculaire périphérique.
📖 Définition
Fasciculations : contractions spontanées de fibres musculaires visibles sous la peau, évoquant une atteinte du motoneurone périphérique.
💡 À retenir : Central = spasticité et Babinski ; périphérique = amyotrophie, fasciculations et abolition des réflexes.