Le tourisme international désigne tout déplacement d'une personne hors de son pays de résidence pour plus de 24 heures et moins d'un an, pour motifs de loisirs, d'affaires ou de santé. En 2019, avant la crise du Covid-19, on comptait 1,5 milliard d'arrivées internationales, contre seulement 25 millions en 1950. Cette croissance spectaculaire s'explique par la mondialisation, la hausse du niveau de vie et le développement des transports. La France est la première destination mondiale avec près de 90 millions de visiteurs étrangers en 2019. Le tourisme est devenu un secteur économique majeur, représentant environ 10 % du PIB mondial.
📖 Définition
Tourisme international : déplacement hors du pays de résidence pour plus de 24 h et moins d'un an.
📢 Rappel
Mondialisation : intensification des échanges de biens, de personnes et d'informations à l'échelle planétaire.
💡 À retenir : Le tourisme international est passé de 25 millions de voyageurs en 1950 à 1,5 milliard en 2019.
Associe chaque terme à sa définition
🧭
Qui part, où va-t-on ?
Foyers émetteurs et récepteurs
Les principaux foyers émetteurs de touristes sont les pays riches : l'Europe de l'Ouest, l'Amérique du Nord et l'Asie de l'Est (Chine, Japon, Corée du Sud). Les foyers récepteurs se concentrent en Europe (France, Espagne, Italie), en Amérique du Nord (États-Unis) et en Asie du Sud-Est (Thaïlande). La Chine est devenue le premier marché émetteur mondial avec plus de 150 millions de départs par an. Les flux touristiques sont donc majoritairement nord-nord, mais aussi de plus en plus nord-sud vers des destinations balnéaires ou culturelles. Les mobilités touristiques dessinent un espace mondial inégalement intégré.
🔍 Exemple
Un touriste chinois visitant Paris illustre un flux nord-nord entre un foyer émetteur asiatique et un foyer récepteur européen.
💡 À retenir : L'Europe reste le premier pôle récepteur, mais l'Asie de l'Est devient un foyer émetteur majeur.
🚄
Les raisons du départ
Les facteurs des mobilités touristiques
Plusieurs facteurs expliquent l'essor des mobilités touristiques : la hausse du niveau de vie et du temps libre (congés payés), la baisse du coût des transports aériens low cost, et le développement des infrastructures (aéroports, TGV, hôtels). Les progrès technologiques comme les plateformes de réservation en ligne facilitent l'organisation des voyages. Les motivations sont variées : tourisme balnéaire, culturel, d'affaires, religieux ou médical. Enfin, les politiques d'ouverture des frontières et la généralisation des visas électroniques stimulent les flux.
📖 Définition
Low cost : compagnie aérienne proposant des tarifs réduits grâce à une réduction des services.
🔍 Exemple
Un week-end à Barcelone à 40 € l'aller-retour illustre l'effet du low cost sur les mobilités touristiques.
💡 À retenir : Le low cost aérien et les congés payés ont démocratisé le tourisme international.
🏝️
Des territoires transformés
Impacts et enjeux du tourisme
Le tourisme international génère des emplois et des revenus, mais crée aussi des pressions sur les territoires : surfréquentation, spéculation immobilière, dégradation des milieux naturels. Des destinations comme Venise ou Barcelone subissent le surtourisme et mettent en place des restrictions. Le tourisme de masse pose la question de la durabilité : consommation d'eau, émissions de CO2 liées à l'avion. Face à ces défis, des formes alternatives se développent : écotourisme, tourisme solidaire, slow tourisme.
⭐ À retenir
Le tourisme est une activité économique majeure mais doit intégrer les enjeux environnementaux et sociaux.
💡 À retenir : Le surtourisme oblige les territoires à repenser un tourisme plus durable.