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Conditions de prélèvementUn bilan biochimique commence toujours par un prélèvement veineux réalisé dans des conditions standardisées. La position du patient, le jeûne, le garrot ou une hémolyse peuvent modifier certains dosages. Les résultats sont ensuite comparés à des valeurs de référence établies sur une population en bonne santé. Un marqueur biologique est une molécule dosable dans le sang, les urines ou un autre liquide, dont la variation reflète un état physiologique ou pathologique. L’interprétation ne se fait jamais sur un chiffre isolé mais en tenant compte du contexte clinique et de l’évolution dans le temps.
📖 Définition
Marqueur biologique : molécule dosable dont la concentration renseigne sur le fonctionnement d’un organe ou d’un métabolisme.
📢 Rappel
Les valeurs de référence dépendent de l’âge, du sexe, de la technique de dosage et du laboratoire.
⭐ À retenir
Toujours vérifier les conditions de prélèvement (jeûne, heure, traitement) avant d’interpréter un résultat.
💡 À retenir : Un résultat n’a de sens que comparé à des valeurs de référence et interprété selon le contexte clinique.
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Glycémie et lipidesLa glycémie à jeun, l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et le bilan lipidique sont les piliers du dépistage du diabète et du risque cardiovasculaire. Une glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L (7,0 mmol/L) à deux reprises signe un diabète. L’HbA1c reflète l’équilibre glycémique des trois derniers mois. Le bilan lipidique explore le cholestérol total (CT), le HDL, les triglycérides (TG) et permet d’estimer le LDL par la formule de Friedewald, valable si TG < 4 mmol/L. Un LDL élevé est un facteur de risque majeur d’athérosclérose.
⭐ À retenir
L’HbA1c reflète la glycémie moyenne sur 3 mois, contrairement à la glycémie qui est instantanée.
🔍 Exemple
Une glycémie à jeun à 1,30 g/L à deux reprises chez un adulte signe un diabète sucré.
💡 À retenir : La formule de Friedewald estime le LDL à partir du cholestérol total, du HDL et des triglycérides.
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Foie et reinLe bilan hépatique associe des enzymes de cytolyse (ALAT, ASAT), des marqueurs de cholestase (GGT, phosphatases alcalines) et la bilirubine. Une élévation isolée des ALAT oriente vers une atteinte hépatocellulaire. Le bilan rénal repose sur la créatinine sérique, mais celle-ci ne devient anormale que tardivement ; on calcule donc le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) pour classer la maladie rénale chronique. L’urée et la cystatine C complètent parfois l’évaluation. L’interprétation doit toujours croiser les anomalies pour identifier un profil lésionnel.
📖 Définition
Cytolyse hépatique : libération dans le sang d’enzymes intracellulaires (ALAT, ASAT) lors d’une lésion des hépatocytes.
⭐ À retenir
Une ALAT > 3 fois la normale doit faire rechercher une hépatite, médicamenteuse ou virale.
💡 À retenir : La créatinine seule est insuffisante : le calcul de l’eGFR est indispensable pour évaluer la fonction rénale.
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Inflammation et cœurLa protéine C réactive (CRP) est un marqueur sensible mais peu spécifique de l’inflammation ; elle augmente en 6 à 12 heures lors d’une infection bactérienne ou d’une poussée inflammatoire. La troponine cardiaque est le marqueur de référence de la souffrance myocardique : son élévation au-delà du 99e percentile signe un infarctus du myocarde dans un contexte évocateur. Les peptides natriurétiques (BNP, NT-proBNP) aident au diagnostic d’insuffisance cardiaque : un taux normal rend ce diagnostic très improbable. L’interprétation repose sur la cinétique et le contexte clinique.
⭐ À retenir
La CRP n’est pas spécifique d’une infection bactérienne : elle augmente aussi dans les maladies inflammatoires.
🔍 Exemple
Une CRP à 80 mg/L avec fièvre et frissons évoque fortement une infection bactérienne.
💡 À retenir : Une troponine élevée signe une souffrance myocardique jusqu’à preuve du contraire.