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Découvrir les deux classes de CMHLe Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH) est un ensemble de glycoprotéines membranaires qui présentent des fragments peptidiques aux lymphocytes T. On distingue deux classes : le CMH de classe I, exprimé par toutes les cellules nucléées, et le CMH de classe II, restreint aux cellules présentatrices d’antigène professionnelles (cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes B). Le CMH I expose des peptides d’origine intracellulaire (endogènes) aux lymphocytes T CD8+, tandis que le CMH II présente des peptides d’origine extracellulaire (exogènes) aux lymphocytes T CD4+. Cette présentation est indispensable à l’activation de la réponse immunitaire adaptative.
📖 Définition
CMH : Complexe Majeur d’Histocompatibilité, ensemble de molécules de surface qui présentent des peptides aux lymphocytes T.
📢 Rappel
Les lymphocytes T CD8+ (cytotoxiques) et CD4+ (auxiliaires) ne reconnaissent un antigène que s’il est présenté par une molécule du CMH.
💡 À retenir : Le CMH est le « plateau » qui montre aux lymphocytes T ce qui se passe à l’intérieur des cellules.
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Surveiller l’intérieur des cellulesToutes les cellules nucléées dégradent en continu des protéines intracellulaires via le protéasome. Les peptides générés sont transportés dans le réticulum endoplasmique (RE) par le transporteur TAP. Dans le RE, ils sont chargés sur les molécules de CMH I, puis le complexe CMH I-peptide migre à la surface cellulaire. Les lymphocytes T CD8+ reconnaissent ces complexes et, si le peptide est d’origine virale ou tumorale, ils déclenchent la destruction de la cellule infectée. Ce mécanisme permet une surveillance permanente de l’intérieur des cellules.
📢 Rappel
Le protéasome est un complexe enzymatique qui dégrade les protéines ubiquitinylées en peptides dans le cytoplasme.
📖 Définition
TAP (Transporter associated with Antigen Processing) : transporteur qui achemine les peptides du cytoplasme vers le réticulum endoplasmique.
💡 À retenir : Le CMH I permet aux lymphocytes T CD8+ de détecter et éliminer les cellules infectées ou anormales.
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Activer les lymphocytes T auxiliairesLe CMH II est exprimé uniquement par les cellules présentatrices d’antigène professionnelles (CPA). Ces cellules capturent des antigènes exogènes par endocytose ou phagocytose, puis les dégradent dans des vésicules acides (endosomes, lysosomes). Les peptides obtenus sont chargés sur les molécules de CMH II dans un compartiment spécialisé, avant d’être exposés à la surface. Les lymphocytes T CD4+ reconnaissent ces complexes et s’activent, orchestrant ensuite la réponse immunitaire (activation des lymphocytes B, des macrophages, etc.).
📖 Définition
Cellule présentatrice d’antigène professionnelle (CPA) : cellule capable d’internaliser, d’apprêter et de présenter un antigène via le CMH II (cellule dendritique, macrophage, lymphocyte B).
💡 À retenir : Le CMH II permet d’activer les lymphocytes T CD4+, véritables chefs d’orchestre de la réponse immunitaire adaptative.
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Pourquoi chaque lymphocyte T ne reconnaît qu’un seul type de CMHLa reconnaissance d’un peptide par un lymphocyte T est dite « restreinte » au CMH : un lymphocyte T donné ne reconnaît un peptide que s’il est présenté par une molécule du CMH du soi (celui de l’individu). Cette restriction est imposée lors de la sélection thymique. Par ailleurs, les gènes du CMH sont très polymorphes dans la population, mais chaque individu ne possède qu’un petit nombre d’allèles (6 pour le CMH I, 6 à 8 pour le CMH II). Ce polymorphisme explique la diversité des réponses immunitaires et le rejet de greffe lorsque le CMH du donneur est différent.
⭐ À retenir
La restriction par le CMH : un lymphocyte T ne reconnaît un peptide que s’il est associé à une molécule du CMH du soi.
💡 À retenir : La restriction par le CMH assure que nos lymphocytes T ne répondent qu’aux antigènes présentés par nos propres cellules.