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Orientation diagnostiqueLe vertige est une illusion de mouvement, souvent rotatoire, à distinguer de la lipothymie (sensation de perte de connaissance) et de l'instabilité. On oppose les vertiges périphériques, liés à l'oreille interne, aux vertiges centraux, liés au tronc cérébral ou au cervelet. Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est la cause la plus fréquente : il se déclenche lors des changements de position de la tête. La manœuvre de Dix-Hallpike permet de le diagnostiquer en reproduisant le vertige et en observant un nystagmus. Tout vertige aigu nécessite un examen otologique et neurologique complet.
📖 Définition
Vertige : illusion de mouvement du corps ou de l'environnement, le plus souvent rotatoire.
📢 Rappel
L'équilibre dépend de l'oreille interne, de la vision et de la proprioception.
⭐ À retenir
Distinguer vertige périphérique (intense, rotatoire, avec signes cochléaires) et central (insidieux, avec signes neurologiques).
💡 À retenir : Un vertige rotatoire bref déclenché par les mouvements de tête évoque un VPPB.
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Bourdonnements et sifflementsUn acouphène est une perception sonore sans source extérieure : sifflement, bourdonnement ou grésillement. Il peut être subjectif (perçu uniquement par le patient) ou objectif (perçu par l'examinateur, rare). Les causes fréquentes sont la presbyacousie, le traumatisme sonore, le bouchon de cérumen ou l'otospongiose. L'interrogatoire précise le mode d'apparition, le caractère uni- ou bilatéral, et les signes associés comme une surdité ou des vertiges. Un acouphène unilatéral, pulsatile ou associé à une surdité brutale est un signe d'alerte imposant un bilan étiologique.
📖 Définition
Acouphène : perception sonore sans source extérieure, souvent décrite comme un sifflement ou un bourdonnement.
🔍 Exemple
Après un concert, un sifflement transitoire est fréquent ; s'il persiste plus de 48 h, une consultation est recommandée.
⭐ À retenir
Toujours éliminer une cause curable : bouchon de cérumen, otite, médicament ototoxique.
💡 À retenir : Un acouphène unilatéral ou pulsatile doit faire rechercher une cause vasculaire ou tumorale.
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Difficulté à avalerLa dysphagie est une sensation de gêne ou de blocage lors de la déglutition, à distinguer de l'odynophagie (douleur) et des fausses routes. On différencie la dysphagie haute (oropharyngée), avec difficulté à initier la déglutition, et la dysphagie basse (œsophagienne), avec blocage rétrosternal. Les causes ORL sont l'angine, le corps étranger, les troubles neurologiques ou une tumeur des voies aérodigestives supérieures. L'examen clinique comprend l'inspection de la cavité buccale et la nasofibroscopie. Une dysphagie progressive avec amaigrissement doit faire rechercher une tumeur.
📖 Définition
Dysphagie : sensation de gêne ou de blocage lors de la déglutition.
🔍 Exemple
Avaler de travers en parlant est une fausse route, pas une dysphagie.
⭐ À retenir
Une dysphagie progressive avec amaigrissement doit faire rechercher une tumeur des VADS.
💡 À retenir : Toute dysphagie persistante plus de 3 semaines justifie une endoscopie ORL.
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Synthèse et orientationCes trois symptômes — vertiges, acouphènes, dysphagie — peuvent révéler une pathologie ORL unique ou des atteintes distinctes. L'interrogatoire est la clé : mode d'apparition, durée, signes associés, antécédents. Les examens complémentaires sont guidés par la clinique : audiogramme, vidéonystagmographie, nasofibroscopie, voire IRM cérébrale. Il faut toujours rechercher des signes neurologiques associés : diplopie, dysarthrie, ataxie. L'orientation vers un ORL ou un neurologue dépend du tableau.
⭐ À retenir
Toujours rechercher des signes neurologiques associés : diplopie, dysarthrie, ataxie.
📢 Rappel
Le nerf vestibulocochléaire (VIII) innerve l'audition et l'équilibre ; le carrefour aéro-digestif est sous contrôle des nerfs IX, X, XII.
💡 À retenir : L'interrogatoire précis et la recherche de signes neurologiques associés sont essentiels.