🛡️
Barrières et première ligne de défenseNotre corps est constamment exposé à des microbes (bactéries, virus). La peau et les muqueuses forment une barrière physique. Si un microbe franchit cette barrière, la réaction inflammatoire se déclenche : rougeur, chaleur, gonflement. Les phagocytes (macrophages) engloutissent et digèrent les intrus. Cette réponse est rapide, non spécifique et ne nécessite pas d'apprentissage préalable.
💡 À retenir : L'immunité innée est la première ligne de défense, immédiate et non spécifique.
🧬
Spécificité et coopération cellulaireLorsque l'immunité innée est dépassée, l'immunité adaptative prend le relais. Elle repose sur les lymphocytes B et T, capables de reconnaître spécifiquement un antigène. Les cellules dendritiques présentent l'antigène aux lymphocytes T auxiliaires, qui activent ensuite les lymphocytes B et T cytotoxiques. Les lymphocytes B se transforment en plasmocytes sécrétant des anticorps, tandis que les lymphocytes T cytotoxiques détruisent les cellules infectées. Cette réponse est plus lente mais très spécifique et laisse une mémoire immunitaire.
💡 À retenir : Les lymphocytes B et T coopèrent pour une réponse spécifique contre un antigène donné.
🦠
Lymphocytes B, T et anticorpsLes lymphocytes B portent des anticorps membranaires qui reconnaissent l'antigène. Activés, ils se multiplient et se différencient en plasmocytes sécrétant des anticorps solubles. Les anticorps neutralisent les toxines et marquent les pathogènes pour la phagocytose. Les lymphocytes T auxiliaires (CD4) coordonnent la réponse en libérant des cytokines. Les lymphocytes T cytotoxiques (CD8) éliminent les cellules infectées par perforation. Cette complémentarité assure une défense efficace.
💡 À retenir : Les anticorps neutralisent les antigènes, les lymphocytes T détruisent les cellules infectées.
💉
Protection durable et préventionAprès une infection, certains lymphocytes B et T deviennent des cellules mémoires à longue durée de vie. Lors d'un second contact avec le même antigène, la réponse est plus rapide et plus intense : c'est la mémoire immunitaire. La vaccination exploite ce principe en exposant l'organisme à un antigène inoffensif (microbe atténué, fragment) pour induire une protection durable. Exemple : le vaccin contre le tétanos contient l'anatoxine tétanique, qui stimule la production d'anticorps protecteurs.
💡 À retenir : La vaccination crée une mémoire immunitaire sans déclencher la maladie.