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Interrogatoire : écouter le patientLa dyspnée est une difficulté respiratoire ressentie, à quantifier selon les activités (repos, effort). La toux peut être sèche ou productive, aiguë ou chronique. L'expectoration correspond aux crachats ramenés par la toux, dont on précise l'aspect (muqueux, purulent, hémoptoïque). L'hémoptysie est un rejet de sang rouge aéré provenant des voies aériennes, toujours une urgence. La douleur thoracique d'origine pleurale est augmentée par l'inspiration profonde.
📖 Définition
Dyspnée : sensation subjective de difficulté à respirer, à distinguer de la tachypnée (fréquence respiratoire élevée).
🔍 Exemple
Un fumeur qui tousse chaque matin depuis 3 mois par an présente une toux chronique évocatrice de bronchite chronique.
⭐ À retenir
L'hémoptysie signe un saignement des voies aériennes sous-glottiques ; elle impose un bilan urgent.
💡 À retenir : Toute hémoptysie doit être considérée comme une urgence jusqu'à preuve du contraire.
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Regarder le patientLa cyanose est une coloration bleutée des téguments et des muqueuses, témoignant d'une hypoxémie sévère. Le tirage intercostal, sus-claviculaire ou sus-sternal traduit une lutte active contre une obstruction ou une compliance diminuée. L'hippocratisme digital associe un élargissement des dernières phalanges et une convexité des ongles, orientant vers une hypoxie chronique. L'orthopnée est une dyspnée en décubitus dorsal obligeant le patient à rester assis. La respiration paradoxale (balancement thoraco-abdominal) signe une fatigue des muscles respiratoires.
📢 Rappel
L'hypoxémie est une baisse de la pression partielle en oxygène dans le sang artériel (PaO2 < 80 mmHg).
🔍 Exemple
Un patient BPCO en exacerbation se penche en avant, bras appuyés sur les genoux, pour recruter ses muscles respiratoires accessoires.
⭐ À retenir
La cyanose est un signe tardif et peu sensible : son absence n'élimine pas une hypoxémie.
💡 À retenir : Le tirage est un signe de détresse respiratoire à reconnaître immédiatement.
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Écouter les bruitsLe murmure vésiculaire normal est un bruit doux perçu à l'inspiration et au début de l'expiration. Les râles crépitants sont des bruits fins, perçus en fin d'inspiration, évoquant une atteinte alvéolaire (pneumonie, œdème). Les sibilants sont des sifflements expiratoires traduisant une obstruction bronchique (asthme, BPCO). Les ronchi sont des bruits ronflants liés aux sécrétions bronchiques. Le souffle tubaire remplace le murmure vésiculaire en cas de condensation parenchymateuse.
📖 Définition
Murmure vésiculaire : bruit normal de l'air entrant dans les alvéoles, perçu sur tout le champ pulmonaire.
🔍 Exemple
Lors d'une crise d'asthme, l'auscultation retrouve des sibilants expiratoires diffus, parfois audibles à distance.
⭐ À retenir
Les crépitants sont alvéolaires, les sibilants et ronchi sont bronchiques.
💡 À retenir : Le souffle tubaire signe une condensation du parenchyme pulmonaire.
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Associer signes et maladiesLe syndrome de condensation (pneumonie) associe matité, vibrations vocales augmentées, souffle tubaire et crépitants. L'épanchement pleural liquidien donne une matité, une abolition des vibrations vocales et un silence auscultatoire. Le pneumothorax se manifeste par un tympanisme et une abolition du murmure vésiculaire. Le syndrome obstructif (asthme, BPCO) associe sibilants, ronchi et parfois tirage. L'examen clinique oriente vers un syndrome, l'imagerie thoracique confirme le diagnostic.
⭐ À retenir
La percussion permet de distinguer matité (liquide ou condensation) et tympanisme (air).
🔍 Exemple
Une pneumonie franche lobaire aiguë typique donne un syndrome de condensation avec souffle tubaire et crépitants en foyer.
💡 À retenir : Matité + abolition des vibrations vocales + silence auscultatoire = épanchement pleural.