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Quand le système immunitaire s'emballeL'hypersensibilité est une réponse immunitaire excessive ou inappropriée dirigée contre un antigène, entraînant des lésions tissulaires. Elle se distingue de la réponse immunitaire protectrice normale. On classe les hypersensibilités en quatre types selon Gell et Coombs, en fonction des mécanismes effecteurs impliqués. Le type I correspond aux allergies immédiates, le type II aux cytotoxicités, le type III aux maladies à complexes immuns, et le type IV à l'hypersensibilité retardée. Chaque type met en jeu des cellules et des molécules différentes.
📢 Rappel
Le système immunitaire protège normalement l'organisme contre les agents infectieux grâce à une réponse adaptée.
📖 Définition
Hypersensibilité : réaction immunitaire excessive ou inappropriée causant des dommages tissulaires.
💡 À retenir : L'hypersensibilité est une réponse immunitaire pathologique classée en 4 types.
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IgE et mastocytes en actionL'allergie est une hypersensibilité de type I, dite immédiate. Elle se déroule en deux phases : une phase de sensibilisation, où l'organisme produit des IgE spécifiques contre un allergène, et une phase effectrice, lors d'un second contact. Les IgE se fixent sur les mastocytes et les basophiles. Lors de la réexposition, l'allergène pont les IgE, déclenchant la dégranulation des mastocytes et la libération de médiateurs comme l'histamine. Ces médiateurs provoquent des symptômes : vasodilatation, bronchoconstriction, œdème, prurit.
📖 Définition
Allergène : antigène inoffensif (pollen, acariens) déclenchant une réponse allergique.
🔍 Exemple
La rhinite allergique saisonnière (rhume des foins) est une réaction de type I au pollen.
⭐ À retenir
Les IgE spécifiques d'un allergène se fixent sur les mastocytes et déclenchent la libération d'histamine.
💡 À retenir : L'allergie est une réaction IgE-dépendante avec dégranulation mastocytaire.
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Types II, III et IVLe type II, ou hypersensibilité cytotoxique, implique des IgG ou IgM dirigées contre des antigènes cellulaires, entraînant la lyse des cellules par le complément ou la phagocytose (ex : anémie hémolytique médicamenteuse). Le type III est dû à des complexes immuns circulants qui se déposent dans les tissus et activent le complément (ex : maladie sérique). Le type IV, ou hypersensibilité retardée, est médiée par les lymphocytes T et les macrophages, sans anticorps (ex : dermatite de contact au nickel, test tuberculinique).
🔍 Exemple
La dermatite de contact au nickel est une hypersensibilité de type IV.
⭐ À retenir
Le type IV est la seule hypersensibilité à médiation cellulaire (lymphocytes T), sans anticorps.
💡 À retenir : Les types II, III et IV impliquent IgG, IgM, complexes immuns ou lymphocytes T.
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Tests et traitementsLe diagnostic d'une allergie repose sur l'interrogatoire, les tests cutanés (prick tests) et le dosage des IgE spécifiques. Le prick test consiste à déposer une goutte d'allergène sur la peau et à piquer légèrement pour observer une réaction locale. La prise en charge comprend l'éviction de l'allergène, les antihistaminiques, les corticoïdes et, dans certains cas, la désensibilisation (immunothérapie allergénique). L'immunothérapie vise à induire une tolérance en administrant des doses croissantes d'allergène.
🔍 Exemple
Un prick test positif se manifeste par une papule érythémateuse en 15 minutes.
⭐ À retenir
L'éviction de l'allergène et les antihistaminiques sont les piliers du traitement.
💡 À retenir : Le prick test et le dosage des IgE spécifiques confirment l'allergie.