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Structure et excitabilitéLe neurone est l'unité fonctionnelle du système nerveux. Il est composé d'un corps cellulaire (soma), de dendrites qui reçoivent les signaux, et d'un axone qui conduit le potentiel d'action. La membrane neuronale possède un potentiel de repos d'environ -70 mV, dû à la répartition inégale des ions de part et d'autre, maintenue par la pompe Na+/K+-ATPase. Les canaux ioniques voltage-dépendants permettent la génération et la propagation du potentiel d'action. La gaine de myéline, formée par les cellules de Schwann (SNP) ou les oligodendrocytes (SNC), accélère la conduction par conduction saltatoire.
📖 Définition
Potentiel de repos : différence de potentiel électrique stable entre l'intérieur et l'extérieur de la cellule neuronale, l'intérieur étant négatif.
📢 Rappel
La pompe Na+/K+-ATPase expulse 3 Na+ et importe 2 K+ par ATP hydrolysé, contribuant au gradient électrochimique.
💡 À retenir : Le potentiel de repos du neurone est d'environ -70 mV, maintenu par la pompe Na+/K+-ATPase.
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Transmission synaptiqueLa synapse est la zone de communication entre deux neurones ou entre un neurone et une cellule effectrice. L'arrivée du potentiel d'action au bouton présynaptique ouvre des canaux calciques voltage-dépendants, permettant l'entrée de Ca2+. Cette entrée déclenche l'exocytose des vésicules synaptiques contenant des neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs diffusent dans la fente synaptique et se lient à des récepteurs postsynaptiques, qui peuvent être ionotropes (canaux ioniques) ou métabotropes (RCPG). Selon le récepteur et le neurotransmetteur, la réponse postsynaptique sera un potentiel postsynaptique excitateur (PPSE) ou inhibiteur (PPSI).
🔍 Exemple
L'acétylcholine à la jonction neuromusculaire se lie à des récepteurs nicotiniques, provoquant un PPSE rapide et la contraction musculaire.
⭐ À retenir
Les PPSE rapprochent le potentiel de membrane du seuil de déclenchement du PA, tandis que les PPSI l'en éloignent.
💡 À retenir : La libération de neurotransmetteurs dépend de l'entrée de Ca2+ dans le bouton présynaptique.
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Sympathique et parasympathiqueLe système nerveux autonome (SNA) régule les fonctions viscérales involontaires. Il comprend deux divisions : le système sympathique (orthosympathique), activé lors du stress, et le système parasympathique, dominant au repos. Le sympathique utilise la noradrénaline comme neurotransmetteur postganglionnaire (sauf pour les glandes sudoripares, ACh), tandis que le parasympathique utilise l'acétylcholine. Les récepteurs adrénergiques (α et β) et cholinergiques (nicotiniques et muscariniques) médient les effets opposés sur les organes cibles, comme le cœur (accélération sympathique, ralentissement parasympathique).
🔍 Exemple
Face à un danger, le sympathique augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle, prépare l'organisme à la fuite ou au combat.
📖 Définition
Le système nerveux entérique est parfois considéré comme une troisième division du SNA, régulant la motilité digestive.
💡 À retenir : Le SNA maintient l'homéostasie par un équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique.
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De la synapse au comportementUn neurone postsynaptique intègre des centaines de signaux par sommation spatiale (plusieurs synapses simultanées) et temporelle (signaux rapprochés dans le temps). Si la dépolarisation atteint le seuil au niveau du cône axonique, un potentiel d'action est généré. La plasticité synaptique, comme la potentialisation à long terme (PLT) et la dépression à long terme (DLT), modifie l'efficacité des synapses et sous-tend l'apprentissage et la mémoire. Les réflexes autonomes, tel le baroréflexe, illustrent l'intégration rapide des informations sensorielles pour ajuster la pression artérielle.
⭐ À retenir
La sommation temporelle et spatiale détermine si le neurone postsynaptique atteint le seuil de potentiel d'action.
💡 À retenir : La plasticité synaptique est la base cellulaire de l'apprentissage et de la mémoire.