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De la description à l'explicationL'épidémiologie analytique cherche à identifier les causes des maladies en testant des hypothèses. Contrairement à l'épidémiologie descriptive qui se contente de décrire la fréquence et la distribution des problèmes de santé, l'approche analytique compare des groupes pour mettre en évidence des associations entre expositions et maladies. Elle repose sur des études observationnelles (où l'enquêteur n'intervient pas) ou expérimentales. Les études observationnelles sont essentielles quand l'expérimentation est impossible pour des raisons éthiques ou pratiques. Elles permettent de calculer des mesures d'association comme le risque relatif ou l'odds ratio.
📢 Rappel
L'épidémiologie descriptive répond aux questions 'Qui ? Où ? Quand ?', tandis que l'analytique répond au 'Pourquoi ?'.
📖 Définition
Une étude observationnelle : le chercheur observe sans intervenir sur l'exposition des sujets.
💡 À retenir : L'épidémiologie analytique teste des hypothèses en comparant des groupes exposés et non exposés.
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Suivre dans le tempsUne étude de cohorte suit un groupe de personnes indemnes de la maladie au départ, classées selon leur exposition (exposés/non-exposés). On mesure ensuite la survenue de la maladie dans chaque groupe. Ce schéma permet de calculer directement le risque relatif (RR), qui compare l'incidence chez les exposés à celle des non-exposés. Par exemple, suivre des fumeurs et des non-fumeurs pour observer l'apparition de cancers du poumon. Les études de cohorte sont prospectives (on part de l'exposition vers la maladie) mais peuvent aussi être rétrospectives si l'on reconstitue les groupes à partir de données passées.
🔍 Exemple
L'étude Framingham suit depuis 1948 des habitants pour identifier les facteurs de risque cardiovasculaire.
⭐ À retenir
Le risque relatif (RR) = incidence chez les exposés / incidence chez les non-exposés.
💡 À retenir : La cohorte part de l'exposition et mesure l'incidence de la maladie, permettant un lien temporel clair.
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Partir de la maladieL'étude cas-témoins sélectionne des sujets malades (cas) et des sujets indemnes (témoins), puis compare rétrospectivement la fréquence d'une exposition antérieure. Elle est particulièrement utile pour les maladies rares ou à longue latence. On ne peut pas calculer directement le risque relatif, mais on estime l'odds ratio (OR), qui mesure la force de l'association. Par exemple, interroger des patients atteints de mésothéliome et des témoins sains sur leur exposition passée à l'amiante. Le principal biais est le biais de mémorisation, car les cas peuvent mieux se souvenir de leurs expositions.
📖 Définition
Odds ratio (OR) : rapport de la cote d'exposition chez les cas sur la cote d'exposition chez les témoins.
⭐ À retenir
OR > 1 suggère un facteur de risque, OR < 1 un facteur protecteur.
💡 À retenir : L'étude cas-témoins compare la fréquence d'exposition passée entre malades et non-malades.
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Photo instantanéeUne étude transversale mesure simultanément l'exposition et la maladie dans une population à un instant donné. Elle donne une prévalence et non une incidence. Elle peut suggérer des associations mais ne permet pas d'établir une séquence temporelle, donc pas de causalité. Elle est rapide et peu coûteuse, idéale pour générer des hypothèses. En résumé, la cohorte est prospective et forte pour la causalité, l'étude cas-témoins est rétrospective et efficace pour les maladies rares, l'étude transversale est descriptive et instantanée. Le choix dépend de la question, des ressources et de la temporalité.
📢 Rappel
Prévalence = nombre de cas existants à un instant t / population totale à cet instant.
💡 À retenir : L'étude transversale mesure exposition et maladie au même moment, sans pouvoir déterminer l'antériorité.