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Un équilibre vitalLa glycémie correspond à la concentration de glucose dans le sang. Chez un individu en bonne santé, elle est maintenue autour de 1 g/L (5,5 mmol/L), même après un repas riche en sucres. Le glucose est le principal substrat énergétique des cellules, en particulier des neurones qui en sont strictement dépendants. Toute variation prolongée au-dessus ou au-dessous de cette valeur perturbe le fonctionnement des organes. Cette stabilité est le résultat d'une régulation hormonale fine, que nous allons étudier.
📢 Rappel
Le glucose est un glucide simple issu de la digestion des sucres et de l'amidon.
📖 Définition
La glycémie est le taux de glucose dans le sang, exprimé en g/L ou mmol/L.
🔍 Exemple
Après un repas, la glycémie s'élève temporairement, puis revient à la normale en 2 heures.
💡 À retenir : La glycémie doit rester proche de 1 g/L pour assurer l'apport énergétique des cellules, notamment cérébrales.
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Insuline et glucagonLe pancréas endocrine, via les îlots de Langerhans, détecte les variations de glycémie. Les cellules β sécrètent l'insuline, hormone hypoglycémiante qui favorise l'entrée du glucose dans les cellules et son stockage en glycogène. À l'inverse, les cellules α sécrètent le glucagon, hormone hyperglycémiante qui stimule la libération de glucose par le foie. Ces deux hormones agissent en opposition pour maintenir l'homéostasie glycémique. Le foie, les muscles et le tissu adipeux sont les principaux organes cibles.
📖 Définition
Îlots de Langerhans : amas de cellules endocrines du pancréas contenant les cellules α et β.
⭐ À retenir
L'insuline est la seule hormone hypoglycémiante de l'organisme.
💡 À retenir : L'insuline abaisse la glycémie ; le glucagon l'élève : leur équilibre assure l'homéostasie.
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Deux maladies distinctesLe diabète est défini par une hyperglycémie chronique, avec une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L. Le diabète de type 1 résulte de la destruction auto-immune des cellules β, entraînant une absence d'insuline ; il apparaît souvent jeune et nécessite des injections d'insuline. Le diabète de type 2, beaucoup plus fréquent, associe une insulinorésistance des tissus et une insuffisance relative de sécrétion ; il est favorisé par la sédentarité et le surpoids. Le diagnostic repose sur des mesures répétées de la glycémie à jeun ou de l'hémoglobine glyquée.
📖 Définition
L'insulinorésistance est la diminution de la réponse des cellules à l'insuline.
🔍 Exemple
Un patient diabétique de type 2 peut améliorer sa glycémie par l'activité physique régulière.
💡 À retenir : Type 1 : carence en insuline d'origine auto-immune ; type 2 : insulinorésistance liée au mode de vie.
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Surveiller et prévenirLe traitement du diabète de type 1 repose sur l'insulinothérapie, avec des analogues d'insuline adaptés aux repas et à l'activité. Pour le type 2, la prise en charge associe mesures hygiéno-diététiques, antidiabétiques oraux comme la metformine, et parfois insuline. L'objectif est de maintenir l'hémoglobine glyquée (HbA1c) en dessous de 7 % pour prévenir les complications microvasculaires (rétinopathie, néphropathie) et macrovasculaires (infarctus, AVC). L'éducation thérapeutique et l'autosurveillance glycémique sont essentielles. La prévention du diabète de type 2 passe par une alimentation équilibrée et la lutte contre la sédentarité.
⭐ À retenir
L'HbA1c reflète l'équilibre glycémique des 2 à 3 derniers mois.
🔍 Exemple
Un capteur de glycémie en continu permet d'adapter les doses d'insuline en temps réel.
💡 À retenir : Maintenir une glycémie proche de la normale limite les complications à long terme du diabète.