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Comprendre les deux symptômesLa dyspnée est une sensation subjective de difficulté à respirer, pouvant aller d'une simple gêne à un étouffement. Les palpitations sont la perception désagréable des battements cardiaques, qu'ils soient rapides, irréguliers ou simplement plus forts. Ces deux symptômes sont très fréquents en consultation et peuvent être bénins ou révéler une pathologie cardiaque ou pulmonaire. Il faut toujours les analyser en fonction du terrain, des circonstances de survenue et des signes associés. Votre rôle est d'abord de bien les caractériser avant de chercher une cause.
📖 Définition
Dyspnée : sensation subjective de manque d'air ou de respiration difficile, à distinguer de la tachypnée (fréquence respiratoire rapide).
📖 Définition
Palpitations : perception consciente et souvent gênante des battements cardiaques, réguliers ou irréguliers.
📢 Rappel
Le cœur normal bat entre 60 et 100 battements par minute au repos ; la respiration normale est de 12 à 20 cycles par minute.
💡 À retenir : Dyspnée = difficulté respiratoire ressentie ; palpitations = perception anormale du rythme cardiaque.
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Interrogatoire, classification et signes associésL'évaluation d'une dyspnée commence par l'interrogatoire : mode de début brutal ou progressif, durée, facteurs déclenchants (effort, décubitus, allergène). On précise la position qui soulage : l'orthopnée est une dyspnée en position allongée qui oblige à dormir assis. La classification NYHA évalue le retentissement fonctionnel chez l'insuffisant cardiaque. Les signes associés orientent : douleur thoracique, toux, fièvre, œdèmes des membres inférieurs, expectorations mousseuses.
📖 Définition
Orthopnée : dyspnée survenant en décubitus, soulagée par la position assise ou debout.
⭐ À retenir
Une dyspnée brutale avec douleur thoracique ou crachat mousseux rosé impose un appel au 15.
🔍 Exemple
Un patient qui ne peut plus monter un étage sans s'arrêter pour respirer est au moins NYHA III.
💡 À retenir : La classification NYHA est un outil clé pour grader la dyspnée d'effort.
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Caractériser le rythme et rechercher les drapeaux rougesFace à des palpitations, demandez au patient de décrire le rythme : régulier ou irrégulier, rapide ou lent, début et fin brutaux ou progressifs. Demandez-lui de mimer le rythme avec la main sur la table, c'est très informatif. Recherchez les circonstances déclenchantes : effort, stress, café, alcool, médicaments. Les signes associés sont capitaux : douleur thoracique, syncope, lipothymie, dyspnée. Un électrocardiogramme pendant les symptômes est l'examen de référence, mais souvent les palpitations ont disparu.
📖 Définition
Lipothymie : sensation d'évanouissement imminent sans perte de connaissance complète.
⭐ À retenir
Toujours rechercher une prise de toxiques ou de médicaments arythmogènes (caféine, bronchodilatateurs, antidépresseurs...).
📢 Rappel
Un ECG normal en dehors des crises n'élimine pas un trouble du rythme paroxystique.
💡 À retenir : Palpitations + syncope, douleur thoracique ou dyspnée = avis cardiologique urgent.
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Synthèse, examens et signes de gravitéLa démarche associe l'interrogatoire, l'examen clinique (auscultation, tension, fréquence cardiaque, saturation) et des examens ciblés. Devant une dyspnée aiguë, l'ECG, la radiographie thoracique, le dosage des D-dimères ou du NT-proBNP peuvent être demandés. Devant des palpitations, un ECG percritique, un Holter ECG ou un enregistreur d'événements sont utiles. Les urgences à reconnaître sont : embolie pulmonaire, syndrome coronarien aigu, insuffisance cardiaque aiguë, trouble du rythme mal toléré. Le message essentiel : ne jamais banaliser une dyspnée ou des palpitations avec signes de gravité.
⭐ À retenir
Signes de gravité communs : douleur thoracique, syncope, hypotension, désaturation, sueurs, marbrures.
🔍 Exemple
Une femme de 40 ans sous pilule avec dyspnée brutale et tachycardie doit faire évoquer une embolie pulmonaire.
💡 À retenir : Le raisonnement sémiologique repose sur le mode de début, le terrain, les signes associés et l'ECG.