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Les 4 phasesLa cicatrisation est un processus biologique complexe qui permet la réparation d'un tissu lésé. Elle se déroule en quatre phases successives et intriquées : l'hémostase, l'inflammation, la prolifération et le remodelage. L'hémostase débute immédiatement après la lésion par l'agrégation plaquettaire et la formation d'un caillot de fibrine. L'inflammation permet le nettoyage de la plaie grâce aux polynucléaires et macrophages. La prolifération correspond au comblement par le tissu de granulation, puis le remodelage renforce la cicatrice pendant plusieurs mois.
📖 Définition
Tissu de granulation : nouveau tissu conjonctif vascularisé qui comble la perte de substance, riche en fibroblastes et capillaires.
📢 Rappel
La peau est composée de trois couches : épiderme, derme et hypoderme. Une plaie profonde atteint le derme, voire l'hypoderme.
💡 À retenir : Quatre phases : hémostase, inflammation, prolifération, remodelage.
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Première, deuxième, troisième intentionOn distingue classiquement trois modes de cicatrisation. La cicatrisation de première intention concerne les plaies propres aux berges rapprochées, par suture ou adhésif : elle est rapide et laisse peu de cicatrice. La deuxième intention concerne les plaies laissées ouvertes : le comblement se fait de la profondeur vers la surface, plus lentement. La troisième intention, ou cicatrisation dirigée, est une suture secondaire d'une plaie initialement laissée ouverte après détersion. Ce choix dépend du risque infectieux et du délai de prise en charge.
🔍 Exemple
Une coupure nette du doigt suturée en quelques heures cicatrise par première intention ; une escarre profonde laissée ouverte cicatrise par deuxième intention.
⭐ À retenir
Toute plaie souillée ou vue tardivement (> 6 heures) doit être laissée ouverte ou suturée secondairement pour éviter l'infection.
💡 À retenir : Première intention : berges rapprochées ; deuxième intention : plaie ouverte ; troisième intention : suture différée.
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Retards et complicationsUne cicatrisation devient pathologique en cas de retard de fermeture, d'infection, de nécrose ou d'excès de fibrose. Les facteurs locaux sont l'ischémie, l'infection, le corps étranger, l'hématome, la tension excessive sur les berges. Les facteurs généraux incluent le diabète, la dénutrition, l'immunodépression, le tabagisme, l'âge et certains traitements (corticoïdes, chimiothérapie). On distingue les cicatrices hypertrophiques, limitées à la zone initiale, et les chéloïdes, qui dépassent les limites de la plaie. La sémiologie doit évaluer la couleur, la température, l'écoulement, l'odeur et la douleur.
📖 Définition
Chéloïde : cicatrice fibreuse excessive qui déborde la plaie initiale, ne régresse pas spontanément et peut récidiver après exérèse.
📢 Rappel
Le diabète altère la microcirculation et la fonction des fibroblastes, ce qui retarde la cicatrisation.
⭐ À retenir
Toute plaie chronique (présente depuis plus de 4 à 6 semaines) doit faire rechercher un facteur étiologique sous-jacent.
💡 À retenir : Une plaie qui ne diminue pas de taille en 2 à 4 semaines ou qui devient rouge, chaude, douloureuse et purulente est pathologique.
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Examen cliniqueL'examen d'une plaie doit être systématique et noté dans le dossier : localisation, dimensions (longueur, largeur, profondeur), aspect des berges, fond de la plaie, exsudat, odeur, signes inflammatoires périphériques. On décrit le stade de cicatrisation : bourgeonnement, épidermisation, fibrine, nécrose. La palpation recherche une induration, une chaleur, une crépitation ou une collection. L'évolution est jugée sur la diminution de la surface et l'absence de signes infectieux. Des outils comme la photographie et la mesure hebdomadaire aident au suivi.
🔍 Exemple
Une plaie post-opératoire au 5e jour avec rougeur s'étendant au-delà de 2 cm, chaleur et écoulement purulent évoque une infection du site opératoire.
⭐ À retenir
Le suivi objectif repose sur la mesure régulière de la surface et la photographie datée.
💡 À retenir : Décrire précisément : localisation, dimensions, berges, fond, exsudat, odeur, signes inflammatoires.