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Rappels indispensablesL’œsophage est un tube musculaire qui relie le pharynx à l’estomac. Sa muqueuse est tapissée par un épithélium malpighien non kératinisé, résistant aux frottements mais sensible à l’acidité. La jonction œsogastrique, appelée ligne Z, marque le passage brutal à un épithélium glandulaire gastrique. Le sphincter inférieur de l’œsophage empêche normalement le reflux du contenu gastrique. Toute agression chronique de cette muqueuse peut entraîner une inflammation, une métaplasie ou un cancer.
📢 Rappel
La ligne Z correspond à la jonction visible entre l’épithélium clair de l’œsophage et l’épithélium rouge de l’estomac.
📖 Définition
Une métaplasie est le remplacement réversible d’un tissu différencié par un autre tissu différencié, en réponse à une agression.
💡 À retenir : L’épithélium malpighien non kératinisé est la barrière de première ligne de l’œsophage.
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Inflammation de la muqueuseL’œsophagite est une inflammation de la muqueuse œsophagienne, aiguë ou chronique. La forme la plus fréquente est l’œsophagite peptique, secondaire au reflux gastro-œsophagien acide. L’œsophagite à éosinophiles est une cause émergente, souvent associée à un terrain allergique. Les œsophagites infectieuses surviennent surtout chez l’immunodéprimé : candidose, herpès, cytomégalovirus. À l’examen anatomopathologique, on observe un infiltrat inflammatoire, une hyperplasie des cellules basales et un allongement des papilles.
🔍 Exemple
Un patient avec pyrosis et régurgitations acides présente souvent une œsophagite peptique distale.
⭐ À retenir
L’œsophagite à éosinophiles se définit par un infiltrat riche en polynucléaires éosinophiles (> 15 par champ).
💡 À retenir : L’œsophagite peptique est la conséquence directe de l’agression acide répétée par reflux.
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Lésion précancéreuseLa métaplasie de Barrett correspond au remplacement de l’épithélium malpighien distal par un épithélium cylindrique de type intestinal, avec des cellules caliciformes. Elle résulte d’un reflux gastro-œsophagien chronique et constitue une lésion précancéreuse. Le risque évolutif est la dysplasie, puis l’adénocarcinome œsophagien, et non le carcinome épidermoïde. La surveillance repose sur des endoscopies avec biopsies multiples. La présence de dysplasie de haut grade impose une prise en charge active.
📖 Définition
La cellule caliciforme est une cellule glandulaire productrice de mucus, marqueur de métaplasie intestinale.
⭐ À retenir
Le cancer compliquant la métaplasie de Barrett est un adénocarcinome, pas un carcinome épidermoïde.
💡 À retenir : La métaplasie de Barrett est un état précancéreux qui expose au risque d’adénocarcinome.
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Cancer épidermoïdeLe carcinome épidermoïde est une tumeur maligne développée à partir de l’épithélium malpighien. Il survient surtout chez l’homme de plus de 50 ans, avec pour principaux facteurs de risque l’intoxication alcoolo-tabagique. Il se localise préférentiellement au tiers moyen de l’œsophage. Macroscopiquement, il peut être ulcéro-végétant, infiltrant ou sténosant. Histologiquement, on observe des cellules malpighiennes atypiques, des globes cornés et des ponts intercellulaires. Son pronostic reste sombre en raison d’un envahissement ganglionnaire précoce.
📢 Rappel
Le carcinome épidermoïde ne dérive pas de la métaplasie de Barrett mais directement de l’épithélium malpighien.
⭐ À retenir
Toute dysphagie progressive chez un homme alcoolo-tabagique doit faire évoquer un carcinome œsophagien.
💡 À retenir : L’association alcool-tabac est le facteur de risque majeur du carcinome épidermoïde.