🩺Anatomie de l'œsophage thoracique et de ses rapports médiastinaux
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Du cou au diaphragme
Trajet et repères vertébraux
L’œsophage thoracique fait suite à l’œsophage cervical à hauteur de T2-T3 et descend dans le médiastin postérieur jusqu’au hiatus œsophagien du diaphragme, en regard de T10. Il chemine d’abord légèrement à droite de la ligne médiane, puis s’incline à gauche dans sa partie basse pour franchir le diaphragme. Sa longueur thoracique est d’environ 16 à 20 cm chez l’adulte. Ce trajet explique qu’il contracte des rapports étroits avec la trachée, l’aorte, les bronches et le péricarde. On retient donc un axe vertical profond, plaqué contre le rachis, au contact des gros vaisseaux.
📖 Définition
Le médiastin postérieur est l’espace compris entre la bifurcation trachéale en avant et le rachis en arrière ; il contient l’œsophage thoracique, l’aorte descendante et le canal thoracique.
📢 Rappel
Les repères vertébraux T2, T4, T5 et T10 servent à situer les rapports successifs de l’œsophage : crosse aortique, bifurcation trachéale et hiatus diaphragmatique.
💡 À retenir : Repère clé : le hiatus œsophagien se situe en T10, légèrement à gauche de la ligne médiane.
Complète la phrase
L’œsophage thoracique traverse le médiastin postérieur et franchit le diaphragme au niveau du hiatus œsophagien, en regard de .
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Trachée, bronche, cœur
Rapports antérieurs
De haut en bas, l’œsophage thoracique répond en avant à la face membraneuse de la trachée, puis à la bifurcation trachéale et à la bronche souche gauche. La bronche souche gauche croise sa face antérieure vers T5 et y détermine une empreinte visible en imagerie. Plus bas, il entre en rapport avec le péricarde fibreux et la face postérieure de l’oreillette gauche. Enfin, juste avant le diaphragme, il est séparé du foie par le péricarde et le diaphragme. Ces rapports expliquent certaines dysphagies par compression extrinsèque, notamment lors d’une dilatation de l’oreillette gauche.
🔍 Exemple
Une cardiomégalie mitrale avec dilatation de l’oreillette gauche peut comprimer l’œsophage et provoquer une gêne à la déglutition, visible en transit baryté.
⭐ À retenir
Toute dysphagie doit faire rechercher une cause intrinsèque mais aussi une compression médiastinale antérieure.
💡 À retenir : La bronche souche gauche est le rapport antérieur le plus marqué au niveau T5.
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Aorte, azygos, nerfs
Rapports postérieurs et latéraux
En arrière, l’œsophage repose sur la colonne vertébrale thoracique, séparé par le ligament prévertébral, et croise le canal thoracique qui monte à droite puis passe à gauche vers T5. À droite, il répond à la veine azygos et à la plèvre médiastinale droite ; à gauche, à la crosse aortique, à l’aorte thoracique descendante et à la plèvre gauche. Les nerfs vagues descendent de part et d’autre et forment autour de lui le plexus œsophagien. Le nerf laryngé récurrent gauche chemine dans l’angle trachéo-œsophagien, ce qui en fait un rapport chirurgical important.
⭐ À retenir
Une plaie du canal thoracique au contact de l’œsophage peut donner un chylothorax : épanchement lymphatique dans la plèvre.
📖 Définition
Le plexus œsophagien est le réseau nerveux formé par les deux nerfs vagues autour de l’œsophage thoracique.
💡 À retenir : Le canal thoracique croise la face postérieure de l’œsophage vers T5, de droite à gauche.
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Artères, veines, nerfs
Vascularisation et repères cliniques
La vascularisation artérielle de l’œsophage thoracique provient surtout de rameaux directs de l’aorte thoracique et d’artères bronchiques. Le drainage veineux se fait vers la veine azygos à droite et la veine hémiazygos à gauche, ce qui crée une anastomose porto-cave au niveau du bas œsophage. L’innervation est assurée par les nerfs vagues et le tronc sympathique thoracique. On décrit trois rétrécissements physiologiques : cricoïdien, aortico-bronchique et diaphragmatique. Ces zones sont des sites préférentiels de blocage d’un corps étranger et de pathologies tumorales.
⭐ À retenir
L’anastomose porto-cave du bas œsophage explique la fréquence des varices œsophagiennes en cas d’hypertension portale.
🔍 Exemple
Un morceau de viande bloqué vers T5-T6 évoque le rétrécissement aortico-bronchique, une urgence endoscopique fréquente.
💡 À retenir : Les rétrécissements cricoïdien, aortico-bronchique et diaphragmatique guident l’exploration endoscopique.