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L'hormone des situations d'urgence énergétiqueLe glucagon est une hormone polypeptidique sécrétée par les cellules alpha des îlots de Langerhans du pancréas. Sa libération est déclenchée lorsque la glycémie descend en dessous d'environ 0,7 g/L, par exemple pendant un jeûne ou un effort intense. Il agit principalement sur les cellules hépatiques (hépatocytes) en se fixant sur des récepteurs membranaires spécifiques. Cette fixation active une cascade de signalisation intracellulaire qui aboutit à l'activation d'enzymes du catabolisme. Ainsi, le glucagon a un effet hyperglycémiant : il augmente le taux de glucose dans le sang.
📢 Rappel
L'insuline, sécrétée après un repas, fait baisser la glycémie en favorisant le stockage du glucose.
📖 Définition
Hormone hyperglycémiante : substance chimique qui augmente la concentration de glucose dans le sang.
💡 À retenir : Le glucagon est l'antagoniste de l'insuline : il augmente la glycémie.
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Dégrader le glycogène pour produire du glucoseLe foie stocke le glucose sous forme de glycogène, un polymère ramifié de glucose. Lorsque le glucagon se fixe sur les hépatocytes, il active la glycogénolyse : l'enzyme glycogène phosphorylase découpe le glycogène en glucose-1-phosphate, rapidement transformé en glucose-6-phosphate puis en glucose libre. Le glucose libéré sort des cellules hépatiques et passe dans la circulation sanguine. En cas de jeûne prolongé, le foie active aussi la néoglucogenèse, qui fabrique du glucose à partir de précurseurs non glucidiques comme le lactate, le glycérol ou certains acides aminés. Ces deux voies métaboliques sont essentielles pour maintenir un apport énergétique au cerveau, qui consomme environ 120 g de glucose par jour.
📖 Définition
Glycogénolyse : dégradation du glycogène en glucose.
⭐ À retenir
Le cerveau ne peut pas stocker de glucose : il dépend de l'apport hépatique.
💡 À retenir : Le foie est le seul organe capable de libérer du glucose dans le sang.
⚖️
L'homéostat glycémiqueChez un individu en bonne santé, la glycémie reste proche de 1 g/L (environ 5,5 mmol/L) malgré les apports alimentaires et les dépenses énergétiques. Après un repas riche en glucides, la glycémie augmente, ce qui stimule la sécrétion d'insuline et inhibe celle de glucagon. Entre les repas ou pendant un effort, la glycémie baisse, le pancréas libère du glucagon qui active le catabolisme hépatique. Cette régulation forme une boucle de rétroaction négative : la réponse (libération de glucose) s'oppose à la perturbation (baisse de glycémie). Le foie agit comme un organe tampon, stockant ou libérant le glucose selon les besoins.
🔍 Exemple
Après un footing de 30 minutes, la glycémie peut baisser légèrement, déclenchant la sécrétion de glucagon.
⭐ À retenir
La régulation de la glycémie repose sur un équilibre entre insuline (hypoglycémiante) et glucagon (hyperglycémiant).
💡 À retenir : Une glycémie stable est indispensable au fonctionnement du cerveau.
🩺
Applications cliniques et exemples concretsDans le diabète de type 1, les cellules bêta du pancréas sont détruites : l'insuline n'est plus produite, ce qui entraîne une hyperglycémie chronique. Le glucagon n'est pas directement en cause, mais son action n'est plus équilibrée par l'insuline, aggravant la libération hépatique de glucose. À l'inverse, une hypoglycémie sévère (souvent due à un surdosage d'insuline chez un diabétique) peut être traitée par une injection de glucagon, qui relance rapidement la glycogénolyse. Dans la vie quotidienne, un repas sauté ou un exercice intense chez une personne non diabétique provoque une sécrétion de glucagon pour éviter le malaise hypoglycémique. Le glucagon est donc un outil thérapeutique d'urgence, disponible en stylo injectable.
🔍 Exemple
Un sportif qui n'a pas mangé avant l'effort peut ressentir un coup de fatigue : son foie libère du glucose grâce au glucagon.
⭐ À retenir
Une hypoglycémie prolongée peut entraîner un coma : le glucagon injectable sauve des vies.
💡 À retenir : Le glucagon est utilisé en injection pour traiter l'hypoglycémie sévère.