Dépistage des cancers par imagerie
Fiche de révision · Imagerie médicale · PASS
L'essentiel du cours
Chapitre 1 : Comprendre le dépistage des cancers par imagerie
Un test de dépistage anormal n’est pas un diagnostic : il ouvre un parcours de confirmation.
Chapitre 2 : Mammographie et dépistage organisé du cancer du sein
Le dépistage du sein associe mammographie, double lecture et classification BI-RADS.
Chapitre 3 : Scanner thoracique faible dose et nodules pulmonaires
Le scanner faible dose cible des populations à haut risque et nécessite une gestion rigoureuse des nodules.
Chapitre 4 : Bénéfice, risques et parcours de dépistage
Un bon dépistage maximise le bénéfice net et organise la gestion des faux résultats.
Teste-toi · 8 questions
1.Le dépistage s’adresse prioritairement à :
- A.Des personnes asymptomatiques appartenant à une population ciblée
- B.Des personnes symptomatiques consultant pour douleur
- C.Uniquement des personnes déjà traitées pour un cancer
- D.Tous les patients hospitalisés
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse A : Des personnes asymptomatiques appartenant à une population ciblée
Le dépistage cherche une maladie avant l’apparition des symptômes, dans une population définie par l’âge ou le risque.
2.En France, le programme organisé de dépistage du cancer du sein concerne surtout :
- A.Les hommes de plus de 60 ans par échographie
- B.Les femmes de 20 à 30 ans par IRM systématique
- C.Les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans par mammographie
- D.Les femmes de 30 à 40 ans chaque année
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse C : Les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans par mammographie
Le dépistage organisé français invite les femmes de 50 à 74 ans à une mammographie tous les deux ans, avec double lecture.
3.Un test de dépistage anormal :
- A.Prouve que la lésion est bénigne
- B.Nécessite des examens de confirmation
- C.Doit toujours conduire à l’arrêt du suivi
- D.Confirme toujours un cancer
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse B : Nécessite des examens de confirmation
Un test anormal signale une anomalie à explorer ; il ne suffit pas à établir le diagnostic de cancer.
4.Le scanner thoracique à faible dose pour dépister le cancer du poumon cible plutôt :
- A.Tous les adultes sans distinction
- B.Les femmes enceintes en routine
- C.Les fumeurs ou anciens fumeurs à haut risque
- D.Les enfants et adolescents
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse C : Les fumeurs ou anciens fumeurs à haut risque
La sélection des personnes à haut risque est essentielle pour améliorer le rapport bénéfice/risque du dépistage pulmonaire.
5.Le classement BI-RADS sert à :
- A.Classer les lésions mammaires et guider la conduite à tenir
- B.Classer uniquement les nodules pulmonaires
- C.Mesurer la fonction rénale
- D.Calculer la dose de rayonnement reçue
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse A : Classer les lésions mammaires et guider la conduite à tenir
BI-RADS standardise l’interprétation mammographique et aide à décider surveillance, contrôle ou confirmation.
6.Un faux positif correspond à :
- A.Un effet secondaire du traitement
- B.Un cancer guéri spontanément
- C.Un test anormal alors qu’il n’y a pas de cancer
- D.Un cancer manqué par le test
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse C : Un test anormal alors qu’il n’y a pas de cancer
Le faux positif inquiète et génère des examens complémentaires alors que la personne n’a pas la maladie recherchée.
7.Le surdiagnostic désigne :
- A.Une erreur de laboratoire sur une biopsie
- B.Un cancer déjà métastatique au moment du diagnostic
- C.Une infection liée à un examen d’imagerie
- D.La détection d’un cancer qui n’aurait probablement pas évolué de façon menaçante
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse D : La détection d’un cancer qui n’aurait probablement pas évolué de façon menaçante
Le surdiagnostic expose à des traitements inutiles car certains cancers détectés n’auraient jamais menacé la personne.
8.Le principe ALARA en radioprotection signifie :
- A.Remplacer tout scanner par une IRM
- B.Ne jamais réaliser d’examen irradiant
- C.Utiliser la dose maximale tolérée
- D.Utiliser la dose aussi faible que raisonnablement possible
Voir la réponseMasquer la réponse
Réponse D : Utiliser la dose aussi faible que raisonnablement possible
ALARA impose de justifier l’examen et d’optimiser la dose, notamment lorsque les examens sont répétés.